Plusieurs instances de Tomcat sur Ubuntu
Pourquoi plusieurs instances ?
- Pour pouvoir déployer plusieurs applications partageant les même adresses, sur plusieurs virtuals hosts, sans pour autant gérer ces virtuals hosts dans Tomcat
- Pour pouvoir arrêter / démarrer les JVM de manière indépendante
- Pouvoir utiliser des environnements Java différents (version de la JVM, librairies partagées, propriétés système, …)
- Isoler complètement les applications, une fuite mémoire sur l’une ne peut pas impacter l’autre.
Variables d’environnement.
Tomcat utilise deux variables d’environnement :
- CATALINA_HOME pointe vers le répertoire d’installation de Tomcat
- CATALINA_BASE est utilisée pour tous les chemins relatifs : configuration, applications.
Si CATALINA_BASE n’est pas précisée, c’est CATALINA_HOME qui est utilisée.
Mise en oeuvre avec Ubuntu
- Installer tomcat et OpenJDK et le paquet “tomcat6-user” qui permet de créer d’autres instances tomcat :
tom@ubuntu:~$ sudo apt-get install -y tomcat6 openjdk-6-jdk tomcat6-user
- Pour ne pas créer de confusion, désactiver l’instance principale de tomcat :
tom@ubuntu:~$ sudo update-rc.d -f tomcat6 remove tom@ubuntu:~$ sudo service tomcat6 stop
- Créer une nouvelle instance, nommée tomcat6-www, dans notre exemple :
tom@ubuntu:~$ cd /opt tom@ubuntu:/opt$ sudo tomcat6-instance-create -p 8081 -c 8006 tomcat6-www tom@ubuntu:/opt$ sudo mkdir tomcat6-www/conf/policy.d tom@ubuntu:/opt$ sudo touch tomcat6-www/conf/policy.d/empty.policy tom@ubuntu:/opt$ sudo chown -R tomcat6:tomcat6 tomcat6-www tom@ubuntu:/opt$ cd /etc/init.d/ tom@ubuntu:/etc/init.d$ sudo cp tomcat6 tomcat6-www
8081 est le port http et 8006 est port d’arrêt.
- Editer le script de lancement /etc/init.d/tomcat6-www, y changer les variables suivantes :
NAME=tomcat6-www JVM_TMP=/tmp/tomcat6-www-tmp DEFAULT=/etc/default/tomcat6 CATALINA_HOME=/usr/share/tomcat6 CATALINA_BASE=/opt/tomcat6-www
- Activer le démarrage automatique, démarrer l’instance :
tom@ubuntu:/etc/init.d$ sudo update-rc.d tomcat6-www defaults 90 tom@ubuntu:/etc/init.d$ sudo service tomcat6-www start
Mon premier Devoxx

J’ai enfin eu l’occasion de participer à mon premier Devoxx cette semaine, encore un peu à chaud voici ce qui m’a marqué :
Keynote de S.Janssen
La Keynote a lieu dans une des (la ?) plus grandes salles et elle est retransmise en live dans les autres salles.
Tout l’esprit de Devoxx est représenté par Stephan : fun et sérieux.
Il introduit les trois jours de conférence et termine sur l’annonce de DevoxxFrance via un “One more thing” et une vidéo bien menée.
Un grand moment pour les Français qui attendaient enfin une belle conférence de ce type en France.
Oracle vs Google
Assurément compétents, les speakers de Oracle m’ont appris beaucoup de choses sur l’intégration des closures et sur Jigsaw pour Java 8 … mais que c’est dur de rester accroché, des slides chargés, pas de live coding, des speakers un peu monocordes.
D’un autre coté, que ce soit sur Android ou HTML5, Google a sorti l’artillerie lourde avec beaucoup de conférences par des speakers de grande qualité.
Des bons speakers, du code et/ou des démos, c’est ce que les gens attendent. Même en restant sur le thème Java SE, Josh Bloch arrive à avoir une présentation sympa et accrocheuse .
BOF Java EE
J’ai participé au BOF animé par Alexis Moussine-Pouchkine sur les JSR relatives à Java EE 7.
C’était assez interessant de voir de nombreux “specs leaders” répondre à des questions très pointues et débattre entre eux.
Devoxx est une énorme conférence mais les intervenants sont très accessibles.
BOF JUG
Je crois que j’ai oublié de vous le dire mais j’ai intégré l’équipe d’organisation du Ch’ti JUG il y a quelques mois.
J’ai donc participé avec plaisir à cette rencontre des JUG Leaders. Des représentants d’Oracle étaient présents ainsi que de nombreux JUG Leaders des capitales européennes et d’autres continents (Maroc, Egypte, Brésil, USA, ..)
Oracle semble apprendre vite et faire beaucoup d’efforts en direction des JUGs, bonne nouvelle.
Une large partie de la session a été consacrée au programme “Adopt a JSR“, le JCP est preneur de retour d’information de la part de développeurs et encourage la communauté à s’investir dans les JSR.
Matt Raible
Matt Raible est un spécialiste des frameworks Web et nous a présenté la session la plus hallucinante de ces trois jours, .
Il a aimé venir à Devoxx l’année dernière et c’est imposé un challenge de taille : apprendre Scala pour en faire une session à Devoxx 2011 !
Comme le garçon n’a pas froid aux yeux, il empile de nombreuses technologies dans sa R&D : Play!, CoffeeScript, Scalate, Jade et pour finir PhoneGap car tout ca tourne dans Safari Mobile.
Le tout est présenté avec beaucoup d’humour, à la fin de la session il présente une vidéo qui retrace toute cette aventure avec trois sessions de test en extérieur.
Ceylon
Dernière session de la conférence : présentation du langage Ceylon par Emmanuel Bernard et Stephane Epardaud.
Ceylon est un langage statique pour la JVM qui vient apporter des solutions à certains problèmes rencontrés avec Java.
Par rapport à Java, la syntaxe n’est vraiment pas chocante, le développeur Java ne sera pas chamboullé.
Parmis les fonctionnalités proposées, j’ai retenu :
- Une protection contre les NullPointerException par le compilateur.
- L’utilisation naturelle d’objects immuables.
- Le type Union qui permet de combiner plusieurs interfaces.
- Les propriétés : les accesseurs sont présents par défaut
- … et plein d’autres choses sympas.
Pendant la session, Emmanuel annonce que le projet a maintenant un site web et a puplié son code sur Github.
Je n’ai pas encore regardé attentivement les autres langages (Kotlin et Fantom) mais celui ci me plait bien.
Un dernier mot : Harcelez votre manager, prenez des congés, changez de boite ou devenez indépendant mais allez à ces conférences
Devoxx France à Paris en Avril 2012
Ce matin lors de la Keynote d’ouverture de Devoxx, nous avons eu le droit à un “One more thing” : la projection d’une vidéo annonçant l’organisation d’une édition Française de la conférence Devoxx.
C’est une excellente nouvelle, car aucune conférence de ce gabarit n’existe pour les développeurs Java francophones.
Grand bravo et bon courage à l’équipe du Paris JUG qui prend en charge cette organisation.
Rendez vous sur le site de DevooxFrance pour plus d’infos.
Automatiser les changements de schéma de base de données avec Flyway
J’ai été intrigué par le système de mise à jour de base de données de l’appliation Sonar. Quand vous installez une nouvelle version, l’application vous indique que votre base de données est en version x et qu’il faut la migrer en version y. Un clic et un peu de patience plus tard, la mise à jour de la base de données est effective.
J’ai également rencontré le même système de mise à jour pour le portail projet Redmine. Le point commun entre ces deux outils : ils sont basés sur Ruby On Rails, le fameux framework intégré de développement web basé sur le langage Ruby.
Ruby On Rail intègre un outil nommé Migrations qui permet en effet de spécifier des migrations unitaires de base de données, le framework permettant de les appliquer de manière incrémentale.
En Java, les outils de mapping objet/relationnel disposent de fonctions similaires. Par exemple Hibernate sait générer le modèle de base de donnée (DDL) qui correspond à vos entités JPA . Il sait également mettre à jour une base de données pour lui ajouter des éléments (propriété hibernate.hbm2ddl.auto). Dans de nombreux cas c’est suffisant. Cependant certains cas ne sont pas gérés, par exemple le changement de type d’une colonne ou la suppression de colonnes.
J’ai récemment rencontré un cas ou nous avions besoin d’aller plus loin, en effet les applications traversent de nombreux environnements de qualification avant d’arriver en production. Dans ce cas les opérations manuelles sont à éviter le plus possible. J’ai donc recherché un outil équivalent à Migrations mais en Java.
J’ai trouvé mon bonheur avec Flyway, une librairie OpenSource (License Apache 2.0) qui permet d’automatiser les changements de schéma. L’idée est simple :
- Flyway stocke dans une table (SCHEMA_VERSION) un journal des scripts déja executés sur cette base de données
- L’application embarque les scripts SQL suivant une convention de nommage
- Au démarrage de l’application, Flyway calcule l’écart entre la table SCHEMA_VERSION et les scripts présents dans votre application et applique les nouveaux scripts
<!-- Migrations de schémas SQL --> <dependency> <groupId>com.googlecode.flyway</groupId> <artifactId>flyway-core</artifactId> <version>1.4</version> </dependency>
Les fichiers SQL doivent se trouver dans le classpath de l’application à l’exécution, dans un package db.migration. Les utilisateurs de maven les placeront donc dans src/main/resources/db/migration . Les fichiers doivent être nommés sur le pattern suivant : VX_yyy_zzz.sql, X représentant le numéro de version et yyy_zzz étant un libellé de version. Par exemple : V1_initialize.sql ou V6_parameter_table.sql .
Pour lancer la migration, une API est disponible. Toutes les opérations sont disponibles dans la classe Flyway, voici un exemple d’utilisation :
Flyway flyway = new Flyway(); flyway.setDataSource(dataSource); flyway.migrate();
L’intégration avec Spring est soignée, il suffit de déclarer le bean avec une méthode d’initialisation
<bean id="flyway" class="com.googlecode.flyway.core.Flyway" init-method="migrate"> <property name="dataSource" ref="dataSource"/> </bean>
package db.migration;
import org.slf4j.Logger;
import org.slf4j.LoggerFactory;
import org.springframework.jdbc.core.JdbcTemplate;
import com.googlecode.flyway.core.migration.java.JavaMigration;
public class V54_sample_migration implements JavaMigration {
private Logger logger = LoggerFactory.getLogger(this.getClass());
@Override
public void migrate(JdbcTemplate jdbcTemplate) throws Exception {
logger.info("V54_sample_migration STARTING");
int countOfActorsNamedJoe = jdbcTemplate.queryForInt("select count(0) from actors where first_name = ?", "Joe");
jdbcTemplate.update("update stats set count = ? where first_name = ?", countOfActorsNamedJoe, "Joe");
logger.info("V54_sample_migration ENDED");
}
}
Toutes les conventions de nommage sont configurables (package de base, préfixe et suffixe des scripts, …) . Pour assurer les évolutions d’un modèle de données existant, il est nécessaire d’ajuster la propriété disableInitCheck à true dans le cas contraire Flyway déclenche une exception.
Bref un outil simple et extrêmement pratique pour rendre le déploiement de vos applications un peu plus fluide.
HTTP sans session : pourquoi et comment ?
Voici une présentation rapide sur un sujet assez populaire en ce moment : Les applications Web sans session coté serveur d’application.
J’ai écrit cette présentation avec mon collègue Guillaume, nous y revenons sur les principes basiques de HTTP, à quoi sert une session coté serveur et comment s’en passer.
Subversion 1.7 bientôt dans les bacs

La version 1.7 de Subversion va prochainement être publiée. Sans gommer tous les écarts avec les outils de gestions de source décentralisés comme Git ou Mercurial, cette version de subversion apporte des améliorations sympathiques pour les développeurs dont l’organisation reste fidèle à Subversion
- Fin des répertoires “.svn” à tous les étages.
Et oui, combien de fois avez vous pesté contre cette kyrielle de répertoires “.svn” que subversion semait dans chaque répertoire, sur ces exports de sources qu’il fallait filtrer, sur la copie d’un répertoire qui se trouvait dans un état instable si il n’avait pas été fait avec le “svn mv” ou avec le plugin qui va bien dans votre IDE ? A partir de la version 1.7, Subversion n’utilisera qu’un seul répertoire .svn à la racine de la working copy.
Contrairement aux versions précédentes, le client Subversion 1.7 ne mettra pas à niveau automatiquement la structure des working copy, il faudra exécuter la commande “svn upgrade” pour mettre à jour la working copy.
A noter que ce nouveau répertoire “.svn” contient une base de données SQLite, l’équipe Subversion déconseille d’accéder directement à cette base de données. Il est également déconseillé de copier une working copy qui est cours de modification par le client svn : la base de donnée copiée risque d’être inutilisable.
- Meilleur dialogue client/serveur en HTTP
Subversion abandonne le protocole WebDAV Delta-V pour optimiser le dialogue client/serveur. Attention, pour profiter de ces optimisations, il faut que le client et le serveur soient en version 1.7.
- Première version Apache Foundation
Subersion 1.7 est la première version herbergée par la fondation Apache, cela implique un léger changement de licence et surtout, les binaires seront disponibles directement sur le site du projet et non plus chez des tiers.
Cette version 1.7 intègre de nombreuses autres évolutions et corrections, je vous conseille de lire la page dédiée
CloudBees au Chti’JUG chez norsys le 28 Juin 2011
Norsys accueille pour la seconde fois le Chti’JUG dans ces locaux à l’occasion de la session consacrée à CloudBees. Ce sera l’occasion d’en savoir plus sur les offres CloudBees DEV@Cloud et RUN@Cloud.
DEV@Cloud est une offre d’hébergement des sources et d’intégration continue à l’aide de Jenkins. Kohsuke Kawaguchi le papa de Jenkins travaille d’ailleurs pour CloudBees.
RUN@Cloud est une plateforme élastique d’hébergement Java EE (Tomcat + MySQL).
Cette session aura lieu à l’occasion du 7eme campus d’été norsys, un temps fort de formations et de conférences
Rendez vous le 28 Juin !
Un product owner qui code
Mon année 2010 a été marquée par un projet très enthousiasmant à plusieurs titres :
- Un projet innovant : une expérimentation autour de la mobilité menée par 14 enseignes de la grande distribution.
- Une prise en charge complète : nous prenions en charge la totalité du projet, de la conception jusqu’à l’hébergement en passant par le support aux utilisateurs.
- Une très forte autonomie : On m’a réellement confié les clefs du camion, tant en management d’équipe que techniquement.
C’est sur ce dernier point que je vais m’étendre, en effet je suis convaincu depuis plusieurs années par les méthodes agiles et c’était l’occasion de mettre en oeuvre ces convictions sur un gros projet.
Nous avons commencé le projet avec une équipe réduite afin de prototyper différentes solutions et de les proposer aux clients, je tenais à ce moment deux rôles sur le projet : Architecte/Développeur sénior et ScrumMaster. Les sprints étaient très courts (une semaine) et notre backlog ne nous donnait pas beaucoup de visibilité.
Une fois les contours fonctionnels et l’architecture globale de la solution définis, nous sommes entrés réellement dans une phase de production avec deux releases : tout d’abord le backoffice, l’application iPhone et le site Web et ensuite l’application Android et le site web mobile.
Comme nous avions de multiples clients, je me suis beaucoup investi dans la construction de la backlog de produit. J’ai alors constaté que je cumulais décidément trop de rôles et que je délaissais l’animation de l’équipe. J’ai alors profité de l’arrivée dans l’équipe de mon ami Jérémy pour lui confier le rôle de ScrumMaster. Il arrivait plutôt dans le rôle d’un équipier (très) confirmé mais il était investi dans les méthodes agiles depuis plusieurs années et avait suivi la formation de Juff Sutherland plusieurs mois plus tôt.
Jérémy a ainsi consacré plus d’énergie que moi à l’animation de l’équipe et surtout aux rétrospectives ce qui c’est montré très efficace.
Nous avons donc conduit à bien le projet avec cette organisation un peu particulière :
- Un directeur produit (Product Owner) / Architecte
- Un Scrum Master / Architecte
C’était mon premier projet au sein duquel le directeur produit participe à la production du produit, cela peut paraitre un peu particulier mais notre produit était constitué de quatre applications basées sur des web services communs, il est important que le directeur produit ait une vue précise des rôles de chaque composant.
Ce projet m’a donc permis de mieux comprendre le rôle de directeur produit, je peux donc vous confirmer que ce rôle est particulièrement difficile, rédiger une backlog utilisable et cohèrente est un exercice particulièrement pointu.
Ce projet fut une expérience extraordinaire dans laquelle je me suis investi à fond et dont je suis particulièrement fier. Effet de bord, je n’ai publié qu’un malheureux article en 2010, mais (bonnes résolutions oblige) je vais essayer de partager avec vous ce que j’ai appris à travers ce blog.
WebService "Contract First" avec Spring-WS
Contract First vs Code First
La méthode la plus répandue pour exposer des WebServices en Java est la méthode dite “Code First” : on développe un composant Java et on s’appuie ensuite sur un outil pour exposer ce composant sous forme de WebService. Cet outil va analyser les signatures des méthodes de votre composant et va générer un descripteur de WebService : le WSDL. Le développeur jette ensuite un oeil (ou pas) à ce descripteur et se félicite de ne pas avoir eu à écrire ce fichier très verbeux.
Un autre développeur récupère le fameux descripteur WSDL et utilise un autre langage ou un autre outil pour générer le code client et c’est la que les choses se compliquent souvent.
Je vais prendre comme exemple un service de recherche dans un annuaire, ce service permet de rechercher des personnes à partir de leur nom, prénom et ville de résidence. Deux critères sont obligatoires : le nom et la ville de résidence.
Voici l’interface Java qui correspond au service :
@WebService
public interface AnnuaireService {
List<Personne> rechercher(String nom, String prenom, String ville);
}
Une fois ce service déployé à l’aide de la pile de WebService CXF, le WSDL généré déclare le type suivant pour représenter le message de recherche :
<xs:complexType name="rechercher"> <xs:sequence> <xs:element minOccurs="0" name="arg0" type="xs:string" /> <xs:element minOccurs="0" name="arg1" type="xs:string" /> <xs:element minOccurs="0" name="arg2" type="xs:string" /> </xs:sequence> </xs:complexType>
Cette déclaration n’est pas utilisable dans l’état, les critères de recherche ne sont pas nommés et tous les critères sont marqués comme optionnels (minOccurs=0).
Il est donc necessaire d’annoter l’interface Java pour permettre à CXF de générer un WSDL plus significatif.
@WebService
public interface AnnuaireService {
List<Personne> rechercher(
@WebParam(name="nom") String nom,
@WebParam(name="prenom") String prenom,
@WebParam(name="ville") String ville);
}
Les critères de recherche sont maintenant nommés dans le WSDL :
<xs:complexType name="rechercher"> <xs:sequence> <xs:element minOccurs="0" name="nom" type="xs:string" /> <xs:element minOccurs="0" name="prenom" type="xs:string" /> <xs:element minOccurs="0" name="ville" type="xs:string" /> </xs:sequence> </xs:complexType>
La spécification JAX-WS ne permet pas de rendre les paramètres obligatoires.
Il existe bien sur des solutions de contournement pour que le WSDL soit plus conforme au contrat du service, mais cet exemple trivial nous montre que la génération du WSDL à partir du code Java necessite d’enrichir le code avec des méta données et que le résultat ne permet pas d’utiliser le WSDL généré comme contrat solide entre le producteur et les consommateurs.
Pour que le WSDL reprenne son rôle de contrat, il est important qu’il spécifie le plus précisément possible les messages d’entrée et de sortie du WebService. La démarche “Contract First” met justement l’accent sur la contractualisation des messages échangés.
Contract First avec Spring WS
Le descripteur WSDL reste très verbeux et la perspective de gérer ces fichiers à la main est assez effrayante. Rassurez vous, nous allons nous contenter de décrire les messages en entrée et sortie à l’aide de XML Schema (XSD).
Une fois ces messages décrits, nous allons nous appuyer sur JAXB et Spring-WS pour implémenter le contrat.
Voici le schéma décrivant le message de recherche dans l’annuaire :
<element name="rechercherRequest"> <complexType> <annotation> <documentation> Message d'entrée pour la recherche dans l'annuaire </documentation> </annotation> <sequence> <element name="nom" type="string" /> <element name="prenom" type="string" minOccurs="0" /> <element name="ville" type="string" /> </sequence> </complexType> </element>
Une configuration rapide de la génération des objets Java à partir du XML Schema à l’aide de maven 2 :
<plugin> <groupId>org.codehaus.mojo</groupId> <artifactId>jaxb2-maven-plugin</artifactId> <version>1.3</version> <executions> <execution> <goals> <goal>xjc</goal> </goals> </execution> </executions> </plugin>
Et voici l’objet qui correspond à la requête :
@XmlAccessorType(XmlAccessType.FIELD)
@XmlType(name = "", propOrder = {
"nom",
"prenom",
"ville"
})
@XmlRootElement(name = "rechercherRequest")
public class RechercherRequest {
@XmlElement(required = true)
protected String nom;
protected String prenom;
@XmlElement(required = true)
protected String ville;
....
Certes c’est verbeux mais c’est du codé généré donc pas de couts d’intégration ou de maintenance.
Voici maintenant la signature du composant Java qui prend en charge la requête :
@Endpoint
public class AnnuaireEndpoint {
@PayloadRoot(localPart = "rechercherRequest", namespace = "http://yellowpages.tartachuc.org")
public RechercherResponse rechercher(RechercherRequest request) {
....
Une première annotation @Endpoint marque la classe et la rend detectable par le “component-scan” de spring. La seconde annotation @PayloadRoot indique quel message est traité par la méthode.
Cette mise en oeuvre de Spring-WS permet d’assurer un contrat WSDL soigné tout en ne pénalisant pas la productivité des développements. Dernier avantage, cette démarche impose de concevoir les messages échangés ce qui favorisera des messages plus expressifs et simples qui facilitent l’utilisation des services tout en évitant d’exposer directement les objets “privés”.
Je tweet aussi
Je me suis rendu compte que j’avais oublié d’indiquer ici que j’utilise Twitter notamment pour partager ma veille techno.
Vous pouvez suivre tout cela sur mon compte twitter. J’ai également ajouté mes derniers Tweet dans le bandeau de droite.
Je fais plein de truc intéressants en ce moment mais je n’ai pas le temps ne prends pas assez le temps de vous en parler ici.
Bonnes fêtes